MICHEL DAS - POP ART


Das, un gone faux rêveur
Das, alias Michel Das, est un peintre contemporain lyonnais dont l’expression picturale actuelle 
s’intègre dans le Pop Art. Les sensibilités de l’Afrique et les subtilités de l’Orient affleurent dans un style très personnel qui est très souvent influencé par ses multiples voyages dans le monde entier. Au milieu des années 80, à l’aube de sa carrière artistique, Das se reconnaît dans l’impressionnisme ; mais il évolue très vite vers le bad painting3 car il estime encore fragile son aptitude au dessin. 

Dès lors, ses travaux vont évoluer pour allier le fauvisme1, la figuration libre et le Pop Art. A la fin 
des années 90, Das s’en prend dans son oeuvre à l’effigie de la Poupée Barbie qui, à ses yeux, incarne « une icône de la mondialisation idiote ». Plus tard, en 2007, le peintre tourne une page supplémentaire et s’oriente vers un style nouveau, en s’emparant des figurines « Playmobil ».

La petite marchande de tournesols - Format : 81 x 65 cm Acrylique sur toile

Das naît le 16 avril 1964 et à 4 ans, il rêve de devenir peintre. A 20 ans, sa découverte de la National Gallery de Londres conforte et exalte en lui le désir d’être artiste. En 1985, il fréquente les cours de photographie d’un lycée de Lyon où un enseignant remarque son goût pour le dessin et le guide vers la peinture à l’huile. Das rejoint en 1989 les Arts Appliqués Bellecour où il fait l’apprentissage du dessin, en étudiant le nu académique.

En 1996, il s’initie à la sculpture au côté de Paul Bosland. Le peintre entre réellement dans l’univers de l’art en 1992, alors qu’il se rétablit d’une maladie au retour d’un voyage au Sénégal et à Taïwan. « J’ai, dit-il, ce point en commun avec Matisse qui a commencé à peindre alors qu’il était alité. » A l’époque, il met à profit son isolement momentané pour élaborer son style personnel, empreint d’arts africains, asiatiques et occidentaux, qui évoluera constamment.

Avatar « d’une orfèvre » de Van-Eyck Format : 73 x 60 cm Huile sur toile
GALERIE DES CREATIONS

Das définit chacune de ses toiles comme la scène d’une pièce de théâtre. Il n’ébauche au préalable qu’un ou deux dessins car il reste persuadé que rien n’est jamais définitivement parfait. 

A ce propos, il évoque volontiers l’architecture du cloître irrégulier de l’Abbaye de Fontenay, dont la visite en Bourgogne l’a marqué et dont les bâtisseurs au XIIème siècle tenaient la perfection pour seul privilège divin. 

Le peintre s’inspire aussi du concret qui l’entoure mais il « dessine un chat » quand il « regarde une vache ». En composant, il met en harmonie les techniques de la photo et de la couleur. Ses cadrages sont ceux du preneur d’images et il lisse sa peinture à l’extrême pour effacer tous les reliefs.

Il a toutefois recours à des procédés de création qui lui sont toujours très personnels. « Je vais souvent à l’encontre de tout ce que l’on m’a appris, précise-t-il, je ne conserve que les techniques. » Il reconnaît ne jamais achever ses oeuvres pour confier ce soin au public. « Ce que je fais ne m’appartient pas, explique-t-il, les autres peuvent donc se l’approprier. Le travail d’un artiste, c’est d’être ailleurs ». 

Athée et contemplatif, Das définit sa propre existence comme un seul travail artistique « important » à accomplir. Sa vie se résume aujourd’hui à son « art », 
parce qu’il ne conçoit rien d’autre que
« l’Art ».

Aain Baudin
Kami lapin Format : 60 x 20 cm 
Huile sur toile
La petite Maria Callas 
Format : 81 x 65 cm Acrylique sur toile

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